Qu'est ce que l'axe Lyon-Turin? /-/ Che cos'è l'asse Torino-Lione?

samedi 22 novembre 2008

Traversées alpines Franco-Italiennes : La CAFI soutient l'écotaxe

Une écotaxe à appliquer à tous les itinéraires alpins pour couvrir, en partie, les coûts externes liés à la congestion, le bruit et la pollution des territoires traversés par les grands flux de transport de marchandises, est l’une des hypothèses que la Province de Turin, la région Val d’Aoste et les départements français de la Savoie et Haute Savoie présenteront à la Commission européenne.
En effet, Bruxelles étudie actuellement les modalités pour l’application de l’Eurovignette.


Pour ces administrateurs locaux réunis par l’association Conférence des Alpes franco-italiennes (CAFI), la priorité est de « sauvegarder les échanges locaux car il permettent de rompre l’isolement des régions alpines et favoriser la mobilité de la population » selon René Girard président du conseil d’administration. « Voilà pourquoi nous rejetons l’imposition d’un sur-péage local, par exemple à l’entrée d’un tunnel, car il constitue une barrière tarifaire discriminante pour le trafic local » explique Franco Campia, Vice-président transports de la Province de Turin. Il ajoute même que cette tarification supplémentaire doit prendre en compte toutes les traversées alpines, le Mont-Blanc, Fréjus et Vintimille ».
Les hypothèses étudiées par la CAFI se basent sur les analyses faites par le Laboratoire des Transports de Lyon. Les élus cherchent des solutions qui permettent de compenser le tort causé par les grands flux de transport sur ces territoires.
Franco Campia explique d'ailleurs qu'il est nécessaire que l’impact de la congestion, des accidents, du bruit, de la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique qui sont effectivement plus importants dans les zones montagneuses, soient intégrés dans les mesures tarifaires supplémentaires. « Les élus locaux se rendent compte que la situation économique actuelle pourrait reporter l’adoption de cette mesure » précise René Girard.
Le thème est en tout cas d’actualité.
Franco Campia explique aux transporteurs « c’est le moment de rappeler que les maires de la Vallée de Suse demandent l’adoption rapide de mesures pour transférer les marchandises de la route vers le rail, et pour le trafic des voyageurs ».
De ce point de vue, l’introduction d’une mesure telle que l’Ecotaxe, d’ailleurs prévue dans le programme électoral de Nicolas Sarkozy, serait sûrement une mesure plus équitable pour les économies locales. Il ajoute enfin que « l’introduction de ces mesures doit aller de pair avec la réalisation du Lyon-Turin ».

vendredi 21 novembre 2008

Le tunnel Lyon-Turin va se faire de gré ou de force...

"La réalisation du tunnel ferroviaire sous les Alpes entre Lyon-Turin sera garantie" a déclaré le 5 novembre le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
Il a également déclaré que "l'état garantira la possiblité de réaliser les transports alpins du corridor numéro 5 (dont la liaison Lyon-Turin)".
Il a ajouté qu'une minorité ne pouvait prétendre arrêter ce chantier prévu par un accord franco-italien de 2001 et subventionné par l'Union européenne.

Depuis son accession au pouvoir en mars dernier, le gouvernement de Silvio Berlusconi poursuit sans relâche la concertation entamée par son prédécesseur Romano Prodi avec les maires et les populations du Val de Suse au nord de Turin. Une majorité des maires de cette région ont finalement levé leur veto de principe au projet le 30 juin dernier mais une minorité refuse toujours toute idée de percement du tunnel et les travaux n'ont pas encore pu commencer à la différence du côté français.

mardi 18 novembre 2008

13 milliards d'euros pour le réseau ferroviaire transalpin

L'entreprise "Réseau Ferré de France" a signé le 3 novembre un contrat de performance avec l'Etat, qui comprend 33 engagements forts issus du Grenelle de l'Environnement. Ce contrat a pour but de contribuer au développement durable des territoires régionaux, nationaux et européens grâce à la mise à disposition d'infrastructures modernes, accessibles et efficaces.

Avec ce contrat, l'Etat fait entrer le réseau national dans l'Europe des transports du 21ième siècle. L'Etat donne à RFF les moyens d'investir 13 milliards d'euros entre 2008 et 2015 pour rénover 7400 km de voies et près de 2500 appareils de voies.

Les enjeux de ce projet

Cette liaison constituera un maillon essentiel du réseau transeuropéen de transports, notamment en direction des nouveaux pays de l’Union. Elle assurera une meilleure connexion entre les bassins économiques de la vallée du Rhône (France) et de la Plaine du Pô (Italie), tout en permettant un rééquilibrage des flux vers des modes de transport moins polluants.
Ses enjeux sont donc de :

- Développer une offre de qualité (régularité, fiabilité et vitesse) qui crée les conditions d’un report de la route vers le rail dans les vallées alpines sensibles.

- Permettre aux voyageurs de traverser les Alpes dans les meilleures conditions, tout en assurant une desserte performante des grandes villes du sillon alpin.

- Sécuriser les déplacements sur l’arc alpin, dont la vulnérabilité est importante (accidents mortels du Mont-Blanc, du Fréjus, du Tauern et du Gothard).

Du point de vue économique, les enjeux vont être très importants car il va favoriser les échanges économiques, consolider la compétitivité des pays de l’Europe du sud comme la France, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, (particulièrement la plaine du Pô). Enfin, cette nouvelle liaison sera un contrepoids efficace à l’axe Rhin Danube, notamment en direction des pays de l’Est nouvellement entrants.

Zoom sur l'Europe - Cliquer pour agrandir

Du point de vue de l’environnement, cet axe Lyon-Turin va permettre de concilier le développement durable et la préservation des territoires à travers le refus de construire de nouvelles routes à grand débit pour le trafic transalpin. Cette décision découle de la « convention alpine » signée en 1991 par les 8 pays de l’arc alpin.

Du point de vue des avantages pour les voyageurs, la nouvelle ligne offrira aux voyageurs une plus grande mobilité. Le trajet Lyon - Turin s’effectuera, à terme, en 1 heure et 45 minutes seulement contre plus de 4 heures actuellement ce qui pourra permettre un renforcement du transport régional pour les populations locales.
Temps de trajet - Cliquer pour agrandir

Tableau comparatif des temps de trajet - Cliquer pour agrandir


Du point de vue du trafic routier et de sa sécurité, les prévisions d’augmentation du tonnage de marchandises sont de l’ordre de 75% à l'horizon 2020 à travers l’arc alpin…

Trafic routier - Cliquer pour agrandir

Historique du projet

Cet historique va présenter, brièvement, les dates les plus importantes de ce projet.

Octobre 1991 : Sommet de Viterbe. Sur la base des études préliminaires, la décision est prise de lancer une étude de faisabilité détaillée de la liaison Lyon-Turin.

Janvier 1996 : Constitution de la CIG.

Octobre 2001 : Création de la société LTF (Lyon-Turin Ferroviaire), filiale à 50% de Réseau Ferré de France et à 50% de Rete Ferroviaria Italiana. Le siège de la LTF se trouve en France, à Chambéry, avec siège secondaire en Italie, à Turin. LTF travaille sous la responsabilité de la CIG.

Juillet 2002 : Début des travaux du côté italien à Modane.

Mai 2003 : Début des travaux du côté français à Saint-Martin-la-Porte.

Septembre 2003 : Etape obligatoire dans la procédure italienne, le ministère italien de l’environnement approuve le projet préliminaire pour le tronçon italien de la partie commune franco-italienne.

Décembre 2003 :
- Le Conseil européen approuve le nouveau programme de grands travaux établi par la Commission européenne. Les travaux de la partie commune du Lyon-Turin bénéficieront d’un financement européen à hauteur d'au moins 20% (l’UE finançant près de 40% des études et reconnaissances actuelles).

- Le Ministère français des transports approuve l’Avant-projet Sommaire pour la section française de la partie commune franco-italienne.

Décembre 2007 : Signature du décret d'utilité publique par le Premier ministre français pour la partie française de la section transfrontalière du Lyon-Turin.

Les acteurs de ce projet

Nous avons trois acteurs principaux dans ce projet :

- Tout d’abord la CIG (Commission Intergouvernementale) qui représente les Etats. Son rôle depuis 2001, est de contrôler l’avancement du programme d’études et des travaux de reconnaissance de la section Franco-italienne (Saint Jean de Maurienne et Bruzolo)
Cette Commission Intergouvernementale franco-italienne a été créée le 15 janvier 1996 par un accord entre les gouvernements français et italien.

- Evidemment il y a les deux pays, la France et l’Italie. Ces deux nations sont impliquées à 100% dans ce projet qui permettra de mieux réunir la France et l’Italie par le rail.

- Enfin nous avons l’Union Européenne car le réseau ferroviaire Lyon Turin n’est pas seulement un moyen de lier l’Italie à la France. C’est aussi une façon de relier 5000km de lignes dans toute l’Europe. C’est pour cela que dès le sommet d’Essen en 1994, l’Union européenne considérait la création de cette ligne comme l’un de ses 14 projets prioritaires.

Pour information, ces 14 projets prioritaires du transport sont :

- Le réseau Berlin-Vérone
- Le réseau TGV Paris-Bruxelles-Cologne-Amsterdam-Londres
- Le TGV du Sud (situé en Espagne)
- Le TGV de l’Est (situé principalement en Rhénanie)
- La ligne de Betuwe (situé aux Pays-Bas)
- Evidemment, le réseau Lyon-Turin
- Les autoroutes grecques
- Le couloir multimodal (c'est-à-dire autoroute et réseau ferroviaire) portugais et espagnol
- Le réseau ferroviaire Cork-Dublin-Belfast-Stranraer
- L’aéroport de Malpensa (projet terminé)
- Le pont de Öresund (projet terminé)
- Le triangle du Nord (routes et voies ferrées en Suède, réseau routier Helsinki-Turku et voie ferrée Kerava-Lahti)
- La liaison ferroviaire reliant la GB à l'Irlande et au Benelux
- La Dorsale Côte Occidentale

Présentation rapide du projet /-/ Presentazione rapida del progetto

La liaison Lyon-Turin, située à l’intersection des axes Nord-Sud et Est-Ouest de l’Europe s’appuie sur la réalisation de deux tunnels, l’un de 53.1 km qui reliera Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) à Venaus (Val de Suse), et l’autre de 12.2 km entre Venaus et Bruzolo.

La ligne Lyon-Turin - Cliquer pour agrandir

Le projet Lyon-Turin se subdivise en trois sections mixtes qui permettront le transport de fret et de voyageurs :
- Une partie française, de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne (confiée à RFF)
- Une partie commune de Saint-Jean-de Maurienne à Bruzolo (confiée à LTF)
- Une partie italienne de Bruzolo à Turin (confiée à RFI)

Le coût de cette opération
- La partie internationale qui comprend le tunnel de base de 52 km de long, est estimée à 6,7 milliards d’euros.
- Le coût total des aménagements d’accès français et italiens est environ de 7 milliards d’euros.
/-/
Il collegamento Torino-Lione, situato all'intersezione degli assi Nord-Sud e Est-Ovest dell'Europa conta sulla realizazzione di due tunnel, il primo lungo 53.1 km che collegherà Saint-Jean-de-Maurienne (Savoia) a Venaus (Val di Susa), e il secondo lungo di 12.2 km tra Venaus e Bruzolo.
Il progetto Torino-Lione si suddivide in tre sezioni miste che permetteranno il trasporto di merce e di passeggeri:
- Una parte italiana da Torino a Bruzolo (Rete Ferroviaria Italiana)
- Una parte comune da Bruzolo a Saint-Jean-de Maurienne (Lyon Turin Ferroviaire)
- Una parte francese da Saint-Jean-de-Maurienne a Lione (Reseau Férré de France)
Il Costo di questa operazione
- La parte internazionale che comprende il tunnel di base di 52 km, stimato a 6.7 miliardi di euro
- Il costo totale delle sistemazioni di accesso italiano e francese e di 7 miliardi circa.